Aujourd'hui, en session plénière du Parlement européen, nous avons voté le rapport de notre collègue, Régina Bastos, sur le programme Daphné - Bilan et perspectives.
Créé en 1997, le programme Daphné s'est imposé comme le seul programme européen visant à combattre contre les violences vis à vis des femmes, des enfants et des adolescents.
L'objectif général de Daphné III est de contribuer à la protection des enfants, des adolescents et des femmes contre toutes les formes de violence et de parvenir à un niveau élevé de protection de la santé, du bien-être et de la cohésion sociale, en favorisant l'approfondissement des politiques communautaires, en particulier dans le domaine de la santé publique, des droits de l'homme et de l'égalité hommes/femmes et en encourageant les actions en faveur de la protection des droits de l'enfant ainsi que la lutte contre la traite des êtres humains et l'exploitation sexuelle. Le programme est ouvert aux ONG, aux autorités publiques et aux institutions (principalement les universités et les instituts de recherche des 27 Etats membres de l'UE).
Plus de 500 projets ont été mis en œuvre depuis 1997, dont le détail peut être trouvé sur le site web de la Commission Daphné Toolkit. Les projets ont porté sur divers domaines tels les violences sexuelles, psychologiques et physiques dans divers cadres (institutions, écoles, famille).
Des projets particulièrement réussi ont traité des risques de surfer sur internet pour les enfants, de certains troubles du comportement peu connus conduisant les jeunes à des automutilations, des besoins de santé des femmes victimes de la traite, des mutilations génitales féminines, de la prévention de la pédopornographie et du phénomène du harcèlement moral ("bullying") dans les écoles.
Malgré ce succès, tous les Etats membres ne participent pas de façon égale au programme le recentrage des programmes sur les priorités d'action de l'UE. Dans ce but il prônait notamment le financement de projets moins nombreux mais de plus grande envergure.
La Commission précisera ses intentions sur les programmes de nouvelle génération, "Justice" et "Droits et citoyenneté", dans le cadre des deux propositions de décision qu'elle devrait présenter à la mi-novembre 2011 dans le cadre du paquet sur le cadre financier multiannuel 2014-2020.
La commission des droits des femmes et de l'égalité des genres a particulièrement mis en lumière 3 points qui ont retenu mon attention :
- Si le programme Daphné sera intégré à compter de 2014 dans le programme "Droits et citoyenneté", il convient de maintenir les objectifs du programme pour la période 2014-2020, et insiste pour que son financement soit maintenu à un niveau comparable au programme précédent et pour que sa visibilité soit renforcée au sein du programme de nouvelle génération.
- Elle demande que soit financé davantage de projets visant à sensibiliser tout particulièrement les jeunes générations aux nouvelles formes de violence liées à l'utilisation croissante des réseaux sociaux en ligne (menaces, pressions psychologiques, harcèlement moral, cyber-pédopornographie), plus insidieuses que les autres formes de violence, mais tout aussi dangereuses pour l'intégrité physique et psychologique.
- Enfin, encourage la Commission à autoriser le financement de projets nationaux auxquels participent de petites organisations à but non lucratif et souhaite qu'à l'avenir, un grand nombre de petites ONG puissent continuer être largement impliquées et soutenues dans les partenariats d'associations, car elles jouent un rôle majeur pour détecter des problèmes mal connus, tabous ou nouveaux et les aborder de façon innovante, ainsi que pour protéger et soutenir les victimes.



