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"Une Europe unie, qui doit porter sa voie, et donc ses institutions"

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"La Russie s’est félicitée des décisions du sommet européen extraordinaire à Bruxelles. Elle voit dans l’absence de toute véritable sanction une victoire de sa diplomatie", annonce le Figaro.

La situation est à ’’double face’’ : l’unité de notre parole, résolue et entendue, mais également la faiblesse de cette dernière dans les actes. « L’Union Européenne [UE], en effet, ne peut se contenter de condamner verbalement ces violations systématiques des règles internationales. Notre du Parti Populaire Européen (PPE) groupe considère que l’Europe doit utiliser les moyens dont elle dispose, et en particulier ses outils politiques et économiques, pour faire pression sur la Russie et la pousser à respecter les accords qu’elle a signés » a déclaré le Président du groupe PPE-DE Joseph Daul. Cette situation nous apporte un éclairage sur deux problèmes structurels, qui conditionne nos relations avec la Russie. La dépendance énergétique de notre continent tout d’abord, de nos économies ensuite, envers nos voisins russes qui nous fournissent 55% du pétrole et 14% du gaz que nous utilisons. Le sujet est donc d’importance : à aucun moment, nous ne pouvons nous passer de cet approvisionnement. Quid alors de l’équilibre diplomatique entre nos deux blocs ?

Manifestation anti-russe en Ossétie du Sud

L’UE n’a pas clairement d’institution pour la définition d’objectifs et de politiques de diplomatie commune. C’est ici que se heurte la vision idéale du dialogue et des réalités politiques. Sans le Traité de Lisbonne, la recherche du consensus est long et complexe, étant donné les 27 visions qui composent notre communauté. Consensus d’autant plus délicat à trouver sans un encadrement clair, et une voix unique.

Le travail initié par Nicolas Sarkozy prend (encore une fois !) tout son sens : il nous faut faire ratifier le Traité simplifié et enfin doté l’UE des institutions qu’elle mérite. Une partie du travail de la Présidence française est placée sous cette égide. En temps que députée, mais également en temps qu’européenne convaincue, j’y suis particulièrement attentive.

Enfin, je tenais à exprimer toute mon émotion sur le sort des populations déplacées en territoire géorgien. Une fois encore, ce n’est pas le Peuple mais les armes qui ont parlées ; nous ne pouvons rester insensibles : l’envoi de vivres, de matériels et d’aides à la reconstruction devrait permettre à cette région de se reconstruire.

Source photo : AFP/ Rukhadze ; par le site du Figaro.fr

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